jeudi 1 février 2018

Blancheur

C'est un paysage troublant de blancheur que la neige a doucement enveloppé de son manteau blanc, l'on frissonne un peu à la vision de l'immensité de l'espace et cela fait un peu peur, peur de cette grandeur où le regard peut se perdre. Où se trouvent les limites d'un tel paysage, plus loin, là bas, plus loin que l'horizon c'est toujours blanc, parfois même la montagne blanche rejoint le ciel d'un bleu azur où survivent des trainées d'une trouble blancheur.
Nous sommes en hiver, rien d'étonnant que cette blancheur en altitude, c'est de saison et pourtant cette beauté me surprend encore et toujours, jour après jour le blanc change de lumière.
Le ciel plus ou moins bleu et le froid de la nuit changent le paysage, il n'est pas le même que la veille ou l'avant-veille, le vent, lui aussi est passé par là et il a sculpté dans la poudreuse l'empreinte de ses griffes douteuses.
C'est beau comme une page blanche au moment où l'encre vient poser ses mots qui enchantent la vie.
Quelle est belle notre planète Terre, mesurons-nous suffisamment, la chance que nous avons de l'habiter pour un temps ?
Des mots, encore des mots, peut-être, mais respecter et protéger notre belle nature pendant notre passage est un héritage que nous devons au futur, à nos futurs.

Paysages de Vars la forêt blanche en hiver, Hautes-Alpes, France.


mercredi 3 janvier 2018

Balade en famille...

C'était le premier jour de l'année 2018, une douce journée en famille à la saveur d'un bon repas. Digestion faisant nous allons promener le chien Josh dans la colline, certain l'appelle garrigue ou même maquis, nous c'est "la colline", c'est un endroit un peu désert où la verdure domine, rien de bien exaltant pour faire une photo, pourtant l'appareil est de la sortie.
Quelques photos improbables prises ce 1er janvier à la Ciotat dans les Bouches du Rhône...


jeudi 21 décembre 2017

Rêverie d'hiver...

Ce matin-là il faisait plutôt frais, un petit moins dix au thermomètre, le ciel était clair et le soleil pointait son nez sur les hauteurs, c'était une belle journée pour une petite virée, en avant pour une randonnée.
Sac à dos, godasses, une paire de raquettes à neige, des bâtons pour appuyer le poids des années passées et c'est parti pour la journée.
Allez, je vous emmène avec moi au fil de quelques clichés pris au hasard du chemin qui conduit vers le paradis blanc.
Chacun son paradis, le mien se trouve là, dans la blancheur immaculée du matin, c'est là dans le calme de ces grands espaces que je rencontre bonheur et sérénité, ici ces mots prennent tout leurs sens.
Fouler doucement avec ses raquettes la poudreuse vierge, au détour d'un chemin croiser une perdrix grise ou un renard roux, découvrir dans la neige la trace d'un lièvre blanc ou d'un chevreuil, je me sens mieux ici que nulle part ailleurs.
Dans le froid de l'hiver, une coulée de glace chante goutte à goutte une douce chanson à un arbre remarquablement recouvert d'un lichen doré presque vert.
 Il lui répond d'un gémissement sous le poids de la neige fraîche.
La neige fraîche que le vent soulève vient soudain recouvrir mes tempes blanches et mes cheveux gris et me sort de ces songes, est-ce que je rêve ou est-ce la réalité ?
Mais non, je rêve bien sûr, la glace ne parle pas aux arbres. Suis-je-bête...